Duo Vincent Badeau

Julie Vincent : Violon

François Badeau : Accordéon

 

« L’Hirondelle où l’envolée des musiques traditionnelles »

Au terme traditionnelle, ils préfèrent d’ailleurs celui de musique populaire ou régionale. La musique de Julie Vincent et François Badeau a des racines, mais aussi un avenir. Quelle complicité entre le violon de Julie et l’accordéon diatonique de François. Les montées en gamme s’attendent, les regards s’échangent. Le plancher subit le métronome endiablé des pieds de François. Entre l’archet et le soufflet, ça se répond, ça se complète, ça s’entraîne mutuellement, ça sourit, ça se charme un peu aussi.

L’idée de cette collaboration est née de deux manières diamétralement opposées. Pour François, le musicien autodidacte du pays nantais, c’était une évidence. « Depuis tout gamin, je fréquente les fest-noz avec ma famille. Je me suis donc formé sur le tas. » Pour Julie, en revanche, le parcours musical est beaucoup plus classique. « Mes parent m’ont inscrite à l’école de musique de Mouilleron-le-Captif à l’âge de 7 ans. » Puis, à 14 ans, la jeune fille rejoint les classes du Conservatoire de La Roche-sur-Yon. « C’est grâce à cette technique apprise et à un oncle fan de bals qu’est née ma passion pour cette musique. » Cette musique aux accents maraîchins, bretons, grands-bretons que l’accordéoniste ressent ainsi : « Avec Julie, on pense qu’en ce moment, ce n’est pas nous qui faisons de la musique trad. On puise dedans pour faire du populaire. Concernant le côté trad, ce sera aux générations futures de dire si oui ou non nous en avons joué. » Une modestie et une lucidité que surpassent de nombreux spectateurs venus les applaudir à la Maison des arts de Challans. Comme cet habitué des fest-noz, depuis l’âge de ses 18 ans, qui glisse à l’oreille de François à sa sortie de scène : « Vous portez un autre regard sur ces musiques et je vous en remercie. Je suis heureux de voir que vous et d’autres jeunes perpétuent cette tradition. »

Un travail de composition et de reprises rendu possible grâce notamment à un homme : Gaston Dolbeau. Habitant de Boisde-Céné, ce dernier a réalisé un énorme travail de collectage sur lequel ont pu s’appuyer Julie Vincent et François Badeau. « On a puisé dans ce vivier, explique le diatoniste. On a pris plusieurs bouts de mélodies et de danses, on les a trituré dans tous les sens et on en a fait de nouveaux morceaux agréables à jouer et à écouter. » On en veut pour preuve cette Hirondelle, titre de leur premier album, également premier morceau peaufiné de concert par le duo. « C’est le premier thème qu’on a trouvé et décidé de bosser ensemble, confirme la violoniste. On l’a harmonisé et chacun y a apporté ses compositions. » Un renouveau de cette musique populaire qui dépasse le simple travail du répertoire et des compositions.
Pierre-Yves Bulteau

 

 

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